Maladie de La Peyronie causes, symptômes et traitements de la verge courbée
La maladie de La Peyronie : définition
La maladie de La Peyronie est une affection bénigne de la verge caractérisée par la formation d'une plaque fibreuse (fibrose) au niveau de l'enveloppe des corps caverneux (albuginée).
Cette plaque entraîne progressivement une courbure du pénis en érection, parfois associée à des douleurs, une perte de longueur, un rétrécissement localisé (effet en sablier) ou des difficultés sexuelles.
La maladie est un motif fréquent de consultation en urologie. Longtemps sous-estimée, sa prévalence est aujourd'hui estimée entre 3 et 9 % de la population masculine, certaines études retrouvant une fréquence pouvant dépasser 10 % après 50 ans, probablement en raison d'un sous-diagnostic important.
Quels sont les symptômes de la maladie de La Peyronie ?
La maladie évolue généralement en deux phases.
Phase inflammatoire
Au début de la maladie, des douleurs peuvent apparaître lors des érections. Une courbure se développe progressivement, accompagnée d’une plaque ou d’une zone durcie sous la peau. Une diminution de la rigidité des érections peut également survenir.
Cette phase dure généralement entre 6 et 18 mois.
Phase stabilisée
Les douleurs disparaissent généralement, mais elles peuvent parfois persister. La courbure se stabilise et une perte de longueur du pénis peut apparaître. Certaines déformations peuvent rendre la pénétration difficile, voire impossible, et s’accompagner de troubles de l’érection.
L’impact psychologique peut être important, avec une perte de confiance en soi, une anxiété sexuelle et une dégradation de la qualité de vie du couple.
Pourquoi développe-t-on une maladie de La Peyronie ?
La cause exacte reste imparfaitement connue.
Le mécanisme actuellement retenu est celui de microtraumatismes répétés de la verge, survenant notamment lors des rapports sexuels, chez des patients ayant une prédisposition individuelle à développer une cicatrisation anormale.
Plusieurs facteurs sont fréquemment associés à la maladie, notamment un âge supérieur à 50 ans, le diabète, le tabagisme, l’hypertension artérielle, la dyslipidémie, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, le syndrome métabolique, les troubles de l’érection et la balanite.
Chez certains patients, le stress chronique ou une hypervigilance peuvent majorer le retentissement de la maladie, mais leur rôle direct dans son apparition n'est pas démontré.
Une association avec la maladie de Dupuytren de la main est décrite dans environ 10 à 20 % des cas.
Quand consulter un urologue ?
Il est conseillé de consulter dès l’apparition d’une douleur pendant les érections, d’une nouvelle courbure, d’une baisse de la qualité des érections, d’une perte de longueur du pénis ou d’une gêne pendant les rapports. Une prise en charge précoce améliore souvent les résultats.
Comment se déroule le bilan ?
L’urologue évalue la gêne ressentie, mesure la courbure et recherche d’éventuels troubles de l’érection. Il détermine également si la maladie est encore en phase inflammatoire ou si elle est stabilisée.
Des photos du pénis en érection peuvent être demandées afin d’observer précisément la déformation.
L’échographie pénienne
Une échographie Doppler peut être réalisée pour localiser et mesurer la plaque, détecter d’éventuelles calcifications et vérifier la circulation sanguine. L’IRM est réservée aux situations où les examens habituels ne suffisent pas.

Quels sont les traitements ?
Le traitement dépend de l’évolution de la maladie, de l’importance de la courbure, de la qualité des érections et des attentes du patient.
Les mesures médicales
La prise en charge commence par la réduction des facteurs de risque : arrêt du tabac, contrôle du diabète, traitement des maladies cardiovasculaires, activité physique régulière et perte de poids si nécessaire.
Les médicaments
Certains médicaments peuvent être proposés pour réduire l’inflammation et soulager les symptômes.
Les thérapies mécaniques
Des dispositifs de traction, comme RestoreX® ou les extenseurs médicaux, peuvent améliorer progressivement la courbure et limiter la perte de longueur. Une pompe à vide peut également être utilisée chez certains patients.
Les injections
Des injections d’acide hyaluronique ou de PRP peuvent être réalisées directement dans la plaque. L’efficacité du PRP est encore en cours d’évaluation. Ces traitements sont généralement pratiqués sous anesthésie locale ou au bloc opératoire.
La chirurgie
Lorsque la maladie est stabilisée et que la courbure empêche les rapports sexuels, une opération peut être envisagée. Elle consiste à redresser le pénis, à retirer ou inciser la plaque, ou à poser une prothèse pénienne en cas de trouble sévère de l’érection.
Pourquoi consulter à Paris ?
La maladie de La Peyronie nécessite une prise en charge personnalisée. Une consultation spécialisée permet de confirmer le diagnostic, d’évaluer les facteurs de risque, de mesurer précisément la courbure et de proposer un traitement adapté.
Un suivi régulier est ensuite assuré jusqu’à la stabilisation de la maladie.
Questions fréquentes (FAQ)
La maladie de La Peyronie peut-elle guérir spontanément ?
Une amélioration spontanée est possible mais reste peu fréquente. Dans la majorité des cas, la courbure se stabilise sans disparaître complètement.
La maladie de La Peyronie est-elle un cancer ?
Non. Il s'agit d'une maladie bénigne correspondant à une fibrose de la verge.
Les rapports sexuels aggravent-ils la maladie ?
Les rapports peuvent être poursuivis s'ils restent confortables. En revanche, les traumatismes importants de la verge sont à éviter.
La maladie de La Peyronie provoque-t-elle des troubles de l'érection ?
Oui. Environ un tiers à la moitié des patients présentent également une dysfonction érectile au cours de l'évolution.
Une échographie est-elle systématique ?
Elle n'est pas toujours indispensable mais elle est très utile pour préciser la taille de la plaque, rechercher des calcifications et orienter le traitement.
Les injections de PRP sont-elles efficaces ?
Le PRP peut-être proposé et efficace dans certains cas .
Il ne s’agit cependant pas d’un traitement reconnu par la HAS .
Peut-on éviter la chirurgie ?
Oui. De nombreux patients obtiennent une amélioration satisfaisante grâce à l'association de traitements médicaux, de traction pénienne et, dans certains cas, d'injections intralésionnelles. La chirurgie est réservée aux formes stabilisées responsables d'une gêne fonctionnelle importante.


